Navalisation platonicienne

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Le paradigme de Platon : il y a "le mort, le vivant et le 'Kubernetes'", le pilote, le pacha.

Platon était impressionné par le navire, le professionnalisme des équipages et l'efficacité d'un commandant.
Aristote en a dit la science architectonique et l'art politique, pour le gouvernement du navire, de l'économie domestique, de la cité.
Ampère a identifié la cybernétique comme cette gouvernance indépendante et collective, et Wiener comme l'autonomie rétrocapacitée d'une énaction (que Leibnitz réclamait à Newton, et que comprendra Varella).
Chacun godillant sa "barque numérique" (cybercraft) selon sa cybernétique personnelle, au sein de l'agora quantique de la multitude, des sapiences de ses chacuns, et de leurs agorèses relativistes.

Ceci m'a amené vers la réponse nécessaire d'un numérique, entr'aperçu comme Trans2 du Clem, à participer à son déploiement mondial, et à engager la réponse de ce que j'appelais les "services étendus", au besoin d'un support ontologique (modélisation des connaissances par les informations échangées et liées) intégré au maillage même du réseau relationnel. Et donc d'une interligence (du "tout est lié" de Laudato Si' ), de ses méthodes et outils de connexion, d'interface, d'augmentation des capacités mentales humaines (les "plus" : le "plus humain", le "plus machina", le "PLUS[1]" du réseau). Et donc à rencontrer les difficultés de tous niveaux et de tous ordres que ce besoin de "conoèse" (le penser ensemble) de l'"animal social", puis de "diktyonoèse" (le penser en réseau), ses attentes et sa vicariance allaient nous poser.

Au cours de ce parcours, et en réponses aux besoins de maîtriser la complexité profonde que nous découvrions, j'ai vu, comme chacun de nous et parmi nous, se révéler une recherche scientifique nouvelle, née de :

  • l'élévation du niveau d'éducation et "d'e-littératie technosophique" (la philia se technologisant) moyen ;
  • l'accroissement et à la densification des échanges intermédiatisés et entre disciplines ;
  • la pénétration progressive d'une vision "mathémagorique" des choses que nous avons à maintenant explorer ;
  • la montée en puissance et en présence d'une sapience numérique (comme il y a la sapience livresque) faisant apparaître le sapiant (son savoir), aux côtés du sachant (connaissant la rumeur) et du savant (de science réfutée).
  • la matérialisation noèmique (manipulation des pensées) de la fonction machine de Turing et de son élévation en puissance "diktyologique" (sa mise en-réseau)

J'ai pu y participer, en ayant le point de vue de mes commensaux politiques, institutionnels, industriels, commerciaux et civils et plus récemment universitaires, comme chacun de nous l'a sans doute fait dans une discipline scientifique ou intellectuelle, ou par sa citoyenneté numérique que nous réclame aussi de rejoindre le Pape François.

Cette dernière remarque expliquant que, j'ai rejoint l'année passée le centre universitaire diocésain, pour valider mes tenants de mon souci d'une "théologie du plus machina", poursuivant technosophiquement (apport de la techne humaine) des millénaires de philosophie (l'approfondissement de la philia humaine).

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  1. on aura l'occasion d'en reparler comme les presentation layer "on the user side", et "uniform space".